• AURIAC-L’EGLISE

    Rencontre-passion avec Jean-Paul Rickelin, l’homme qui murmure à la faune du Cantal

    Lundi 19 octobre une soirée consacrée à la photographie animalière dans le Cézallier et le Cantal mettra en lumière la passion de Jean-Paul Rickelin photographe animalier qui connaît intimement (...)

  • EDITION

    Parution du 19ème cahier annuel des Amis du Vieil Allanche et du Cézallier

    Intitulé « Cézallier ceux d’en haut » le nouveau cahier N° 19 constitue une nouvelle fois une mémoire vivante du pays, un apport documentaire et ethnographique précieux avec des articles riches (...)

  • ETE 2026

    Gros succès pour l’exposition photos sur le Cézallier

    La série photographique d’Alain Farret proposée cette année par l’Association intercommunale Cézallier Vallée de la Sianne à la salle communale de Laurie durant l’été a connu un très grand (...)

  • 25èmes ESTIVALES 2026

    Un programme patrimoine et convivialité

    Durant l’été, habitants, vacanciers et amoureux du patrimoine du Cézallier pourront se retrouver autour d’un programme dense mêlant découvertes culturelles, rencontres humaines et exploration du (...)

  • TRANSMISSION ORALE

    Quand la parole faisait mémoire

    La mémoire des familles a longtemps circulé sans jamais s’écrire. Elle passait d’une bouche à l’autre, d’une génération à l’autre, portée par les voix, les gestes, les silences et les saisons. (...)

  • VALEURS ET TRACES

    La conservation des papiers de famille

    La mémoire familiale ne se transmettait pas seulement par la parole. Elle tenait aussi dans quelques feuillets soigneusement pliés, des actes jaunis, des lettres écrites à l’encre brune, des (...)

  • COMMEMORATION 2026

    Souvenir de la Résistance au Bosberty et buron de Margemont

    Deux manifestations du souvenir ont été organisées samedi 30 mai 2026 au village du Bosberty (Anzat-le-Luguet) et près du buron de Margemont (Molèdes) sur le bord des estives du Cézallier pour (...)

  • TOURISME VERT

    Auriac-l’Eglise élargit son offre d’hébergement touristique

    Près du village d’Auriac-l’Eglise (Cantal) au bord de la Sianne, trois chalets viennent d’être installés au cœur du camping municipal. Cet ajout d’hébergements légers vise selon la Mairie à (...)

  • ESTIVES DE VEZE

    Le buron du Caire restauré accessible en visite libre

    Restauré dans le cadre du projet Repaires initié par Hautes Terres Communautés et la commune de Vèze, le buron du Caire situé au coeur des estives du Cézallier est désormais accessible à la (...)

  • ASSEMBLEE GENERALE 2026

    Rapport d’activités 2025

    L’année 2025 a été pour l’Association Cézallier vallée de la Sianne toujours marquée par la volonté d’animation du territoire autour des différents patrimoines par les expositions, les balades (...)


Patrimoine
Les Activités
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Activités traditionnelles

Pendant des siècles, des générations de Cantaliens ont pu vivre de façon autonome et en adéquation avec leur environnement : culture de la terre, élevage, fabrication d’outils, soins à base de plantes médicinales, taille des arbres, construction et entretien de l’habitat, jeux traditionnels, rôle essentiel des femmes dans la vie quotidienne...
Quand la photographie restitue ces moments de vie, c’est toute une histoire locale qui ressort des albums de famille et de la mémoire des anciens...

VIE LOCALE
Métiers traditionnels
Métiers traditionnels

Les métiers font partie intégrante du patrimoine culturel. Au-delà des gestes et des compétences, des principes et des règles des différentes activités professionnelles, c’est tout un savoir-faire et un art de vivre venus du fond des âges. Doucement ces métiers de proximité se perdent dans l’oubli collectif. Les images sont là pour faire mémoire.

Un travail de mémoire peut se construire en rassemblant diverses traces des métiers pratiqués dans les villages de la vallée de la Sianne. Aujourd’hui, la plupart des métiers traditionnels ont disparu :
charron, vannier, fileuse, chaudronnier, rétameur, gentianaire, meunier, cordonnier, menuisier, chaumier, scieur de long, bûcheron, bouvier, berger, buronnier, bourrelier, tonnelier, laitier, maréchal-ferrand, forgeron, faucheur, laboureur, maçon, mineur, sabotier, vigneron, conducteur de battage, distillateur, chaufournier....

 Le père Laurent sur le chemin muletier près du bourg de Vèze (1991)

ACTIVITES LOCALES
Le temps des métiers de voisinage
Le temps des métiers de voisinage

On trouvait autrefois dans les villages et les bourgs une grande diversité d’activités et de commerces polyvalents indispensables à la vie en milieu rural.

Lorsqu’on avait besoin d’aides particulières selon les saisons on n’allait pas bien loin chercher les personnes compétentes comme le bucheron, le conducteur de la locomobile pour les battages, des journaliers pour les moissons et les vendanges, le tondeur de moutons, le couvreur, l’alambic ambulant....

On vivait en autarcie dans un territoire bien connu avec son café-épicerie, parfois la boulangerie, ses métiers du bois et du fer..
La vie moderne a ébranlé toutes ces assises des villages communautaires. Jusque dans les années 1960 qui ont marqué une révolution agricole et sociétale par l’ampleur des transformations de toutes les activités traditionnelles, les progrès de la mécanisation, les nouveaux modes de vie, l’exode vers les villes. Seules restent les photos de ce temps des métiers de voisinage, traces de la mémoire de la vie d’avant.

Machine à vapeur placée à la demande dans les villages pour la batteuse ou l’allambic (début 20ème siècle)

Transport des arbres vers la scierie (Vèze, vers 1910, sur plaque de verre)

LE TEMPS DES FOURS COMMUNAUX
Quand le village cuisait son pain
Quand le village cuisait son pain

Dans chaque hameau un four communal, imposant par sa masse, mêlait régulièrement les habitants avec une étonnante convivialité les jours de chauffe. Le four avait un rôle essentiel dans la vie quotidienne. Et les anciens se souviennent encore de la mobilisation des familles pour « le jour du pain ».

Pour la cuisson du pain il fallait d’abord faire provision de bois sec et préparer la pâte la veille, puis chauffer le four durant plusieurs heures, ensuite faire tomber la braise, balayer le foyer, rassembler les paillassons, puis enfourner les tourtes préparées par les femmes. Après le pain le four recevait la fournée de pâtés de viande, de tartes, de pompes aux pommes...

Longtemps laissés à l’abandon, les fours à pain du territoire sont progressivement restaurés. Certains sont remis en marche occasionnellement. Par leur présence ils marquent l’espace et rappellent la vie d’avant


Au four communale de Laurie (1943)


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Au four du hameau de Bonarme (Molèdes)



CONVIVIALITE
Aubergiste
Aubergiste

Café Paulhan (Bourg d’Auriac-l’Eglise)


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Café-hôtel André (Bourg de Molèdes, 1930)

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Café-hôtel au hameau de Fournial-bas, à proximité de la mine argentifère


LE TEMPS DES BIDONS DE LAIT
Avec l’âne pour le transport du lait
Avec l’âne pour le transport du lait

C’est l’établissement des premières laiteries dans le Cézallier dès la fin du 19ème siècle qui a incité les petites fermes à se pourvoir d’un âne. A la belle saison, comme la traite avait lieu dans les près, pour transporter les bidons de lait (d’abord en fer puis en aluminium) l’âne fut utilisé comme animal de traction, les chemins étant souvent peu carrossable.

Brave bête et de bon service, patiente, peu exigeante en nourriture, sa présence est devenue une nécessité pour la commercialisation du lait aux laiteries avant que ne soit instauré le ramassage par camion citerne. Pour ramener le lait de la traite cette corvée quotidienne était donc dévolue à l’âne qui portait les bidons de chaque côté sur un bât en bois ou tirait un « charretou ».

L’âne transportait sa cargaison jusqu’à la laiterie la plus proche et souvent rapportait dans ses bidons du petit-lait pour les porcs. Une réelle proximité existait avec l’animal à qui l’on donnait des noms sympathiques comme Pompon, Baptistou... On l’attelait aussi parfois à une voiturette pour aller faire les commissions au bourg.

Chaque jour après la traite la famille est mise à contribution pour le transport du lait (Hameau de Béteil ; Feydit/Allanche, 1961

Pompon, une aide précieuse pour le transport du lait après la traite quotidienne (Hameau de Béteil, Feydit/Allanche, 1960)

LOISIR TRADITIONNEL
Jeu de quille de 8
Jeu de quille de 8

Le jeu de quille de 8 a connu un grand succès dans la première moitié du XXème siècle en Auvergne. Cette discipline était rustique et physique car la boule pesait plus de quatre kilos. Ce jeu traditionnel était pratiqué dans les villages de la vallée de la Sianne. Images souvenirs...

Partie de jeu de quille sur la route du fond de vallée (D9 aujourd’hui) qui servait d’aire de jeu vers 1920 au hameau d’Allagnon (Molèdes) 


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La pause dans une partie de jeu de quille au bourg de Vèze (vers 1930)


Berger de montagne
Berger de montagne

 Gabriel Vernière, hameau de Bresolles (Molèdes, années 30)

 Alphonse Roux aux Brèches de Giniol (Molèdes 1928)

 Berger sur la D9 près du hameau de La Croze (Auriac-L’Eglise,1960)

 Le père Mangin et sa chèvre au début du 20ème siècle (Chavanon)

TRAVAIL DU METAL
La forge de Robert (Auriac-l’Eglise, 1997)
La forge de Robert (Auriac-l’Eglise, 1997)
ROUISSAGE
Le gour à chanvre du hameau de Serre-bas
Le gour à chanvre du hameau de Serre-bas

Le gour à chanvre du hameau de Serre Bas (Auriac-l’Eglise), non loin d’un petit moulin à réservoir est encore visible sur le Ruisseau de l’Eglise. Il est le témoignage de l’utilisation du chanvre dans le pays et de la proximité de chenevrières ou de horts à chanvre autrefois.

Lorsque les tiges de chanvre étaient bien sèches, il fallait les « rouir », c’est à dire les faire séjourner dans l’eau assez longtemps. Cette opération avait pour but de produire de la fermentation, la dissolution de la matière mucilagineuse qui unit les fibres entre elles et qui forment la contexture de la tige. Cette opération s’appelait le rouissage. (Photo prétexte)

On utilisait donc les différents cours d’eau sur lesquels avaient été aménagées des flaques d’eau dormante des « gours à chanvre » appellés aussi « routoir ». Le chanvre y était maintenu au fond du « gour » par de grosses pierres et y restait jusqu’à ce que les fibres fussent entièrement désagrégées.