Production laitière
C’est l’établissement des premières laiteries dans le Cézallier dès la fin du 19ème siècle qui a incité les petites fermes à se pourvoir d’un âne. A la belle saison, comme la traite avait lieu dans les prés, pour transporter les bidons de lait (d’abord en fer puis en aluminium) l’âne fut utilisé comme animal de traction, les chemins étant souvent peu carrossable.

Brave bête et de bon service, patiente, peu exigeante en nourriture, sa présence est devenue une nécessité pour la commercialisation du lait aux laiteries avant que ne soit instauré le ramassage par camion citerne.
Pour ramener le lait de la traite cette corvée quotidienne était donc dévolue à l’âne qui portait les bidons de chaque côté sur un bât en bois ou tirait un « charretou ».
L’âne transportait sa cargaison jusqu’à la laiterie la plus proche et souvent rapportait dans ses bidons du petit-lait pour les porcs. Une réelle proximité existait avec l’animal à qui l’on donnait des noms sympathiques comme Pompon, Baptistou... On l’attelait aussi parfois à une voiturette pour aller faire les commissions au bourg.
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Le père Laurent en route pour la traite près du bourg de Vèze
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