LES DERNIERES MISE EN LIGNE
UN TERRITOIRE, DES EMOTIONS
Entre volcans et nuages : le Cézallier
Le Cézallier, plateau d’altitude au cœur de l’Auvergne, est un territoire qui se lit comme une image avant même de se comprendre comme un lieu. Le Cézallier n’est pas une montagne comme les autres. Il n’a ni la verticalité des Alpes, ni les silhouettes familières des volcans du Puy-de-Dôme. Ici, tout est affaire de plateaux, de coulées basaltiques et de buttes arrondies, vestiges d’un immense volcan actif il y a plusieurs millions d’années. Puis les glaciers sont passés, rabotant les reliefs, creusant des cuvettes.
Le Cézallier est un paysage presque abstrait, où l’œil porte très loin jusqu’aux crêtes du Sancy au nord et aux pentes du Plomb du Cantal au sud. Un paysage qui semble immobile, mais qui ne cesse de changer au fil des heures, tant la lumière y joue un rôle essentiel.
On l’appelle parfois le désert vert. Non pas parce qu’il serait vide, mais parce qu’il offre cette sensation rare d’espace total, d’étendue sans obstacle, de liberté brute. Un désert habité par les herbes, par les troupeaux, par les burons, par les nuages qui glissent comme des voiles. Un désert où le silence n’est jamais absolu ? : il est traversé par le souffle du vent, par le cri d’un milan, par le tintement d’une cloche d’estive.
Le Cézallier est un territoire de saisons rudes. L’hiver y impose sa loi ? : neige lourde, brouillards épais, nuits longues, routes effacées. Le printemps arrive tard, timide, fragile. L’été, lumineux mais instable, alterne chaleur sèche, orages soudains et brumes matinales. L’automne, enfin, enveloppe le plateau d’une lumière dorée, presque mélancolique. Ces saisons extrêmes ont forgé un paysage.
Le Cézallier est un territoire de solitude. Une solitude habitée, jamais hostile. Une solitude qui apaise, qui ouvre l’esprit, qui invite à l’introspection. Les poètes, les écrivains, les voyageurs qui l’ont traversé parlent tous de cette sensation unique ? : celle d’être seul, mais jamais isolé. Seul face au vent, face à la lumière, face à l’immensité. Seul, mais accompagné par la présence discrète des burons, par les traces anciennes des paysans et des buronniers, par la respiration lente du paysage.
Les troupeaux de vaches Salers, avec leurs robes acajou et leurs cornes en lyre, sont devenus des icônes photographiques du plateau. Chaque printemps, leur montée en estive transforme le Cézallier en un immense tableau vivant. Les burons, silhouettes de pierre posées dans l’immensité, ajoutent une dimension presque picturale à la scène.
L’eau y joue un rôle fondamental. Elle circule sous la terre volcanique, remonte, s’étale, s’accumule. Elle donne naissance aux tourbières, aux sagnes, aux lacs perchés, aux zones humides à de nombreux ruisseaux qui deviendront rivières et qui font du Cézallier un réservoir écologique majeur. L’eau est la mémoire du plateau : elle conserve, elle façonne, elle raconte. Ces zones humides attirent autant les scientifiques que les photographes. Elles offrent une palette de textures et de couleurs unique : mousses spongieuses, nappes d’eau immobiles, reflets métalliques, plantes carnivores minuscules.
Le vent, ici, est un acteur à part entière. Il sculpte les herbes, efface les traces, modèle les nuages, accompagne les marcheurs. Il donne au plateau son mouvement, son rythme, sa musique. Il est le fil invisible qui relie les saisons, les reliefs, les hommes et les bêtes.
Les villages du Cézallier ne cherchent pas à séduire. Ils s’offrent simplement, avec leurs maisons en basalte, leurs toits de lauze ou en ardoise, leurs églises romanes des points d’ancrage, des repères visuels dans un paysage qui pourrait sinon sembler infini.
Le Cézallier est un territoire de lumière. Elle glisse, efface, révèle, transforme. Les photographies jouent avec ces variations ? : Photographier le Cézallier, c’est préserver, transmettre, alerter. C’est dire que ce paysage n’est pas éternel, qu’il mérite attention et respect.
La photographie joue un rôle essentiel dans la valorisation et la préservation du Cézallier. Les expositions, les livres, les reportages contribuent à faire connaître ce plateau encore méconnu, tout en sensibilisant à sa fragilité : Les images deviennent alors des actes de mémoire, des témoignages, des alertes douces.
-------------
Photo de l’exposition du photographe Alain Farret
LES 10 DERNIERES
Entre volcans et nuages : le Cézallier
3 novembre 2026
Beau succès pour l’expo photo sur le Cézallier
15 octobre 2026
Beau succès pour la rencontre-passion avec Jean-Paul Rickelin
2 octobre 2026
Parution du 19ème cahier annuel des Amis du Vieil Allanche et du Cézallier
27 août 2026
Gros succès pour l’exposition photos sur le Cézallier
6 juillet 2026
Un programme patrimoine et convivialité
18 juin 2026
Quand la parole faisait mémoire
31 mai 2026
La conservation des papiers de famille
31 mai 2026
Souvenir de la Résistance au Bosberty et buron de Margemont
27 mai 2026
Auriac-l’Eglise élargit son offre d’hébergement touristique
17 avril 2026
Les dernières mise en ligne
Imprimer